J'ai rencontré Franck et Valérie Calais, qui dirigent l'Atelier de la Terre cuite. Une fabrique artisanale de terres cuites (tomettes, tuiles, briques...) au feu de bois. Ils réalisent des produits
très originaux (couleurs, formes, carreaux vieillis à la main). J'ai été très bien accueilli : après une visite complète de la manufacture, on comprend comment ça marche les terres cuites.
Passionnant, mais quel boulot : tout à la main...
Je vous conseille de visiter leur site internet qui présente l'activité : toutes les étapes de
fabrication et les différents produits réalisés.
J'ai décidé d'acheter chez eux les tomettes pour ma cuisine et les briques pour mes cloisons intérieures et le four à pain.
Dans la vigne, qui grimpe sur la façade de la maison, s'est nichée une famille de merles. Ils sont 5 là-dedans...
Les premiers jours, les
va-et-vient des parents sont incessants pour nourrir les petits. Au fur et à mesure de leur évolution, la nourriture change : au début c'est une sorte de bouillie que les merles portent au bout de
leur bec. Ensuite, des petites baies, puis des vers de terre et dernièrement des sauterelles entières...
L'évolution est fulgurante : ce matin, un petit "merleau" se positionne au bord du nid. Le grand saut est pour bientôt.
Pas terrible ces petits carreaux des années 1950. Et si on regardait en dessous ? Les anciennes tomettes en terres cuites sont-elles encore là ? Oui, belle surprise. Mais dans quel état...
A coup de masse, le carrelage des années 50 est cassé. Une chappe de ciment avait été coulée sur le sol en terres cuites pour coller les carreaux. Heureusement, ce ciment n'a pas vraiment bien
adhéré aux tomettes anciennes. Certainement les remontées normales d'humidité, qui se sont trouvées bloquées par la chappe en ciment, ont fait en sorte que celle-ci ne colle pas trop.
Mais on découvre hélas que beaucoup de tomettes sont abîmées. Il faudra les remplacer. Il me reste un stock de vielles terres cuites récupérées dans la pièce d'à-côté.
Un ponçage de toute la surface sera nécessaire.
Après quelques recherches, je trouve cette machine à poncer. Il est nécessaire de mouiller le sol.
Le ponçage est en surface et n'enlèvera pas les différences importantes de niveaux. Mais l'ensemble est plutôt satisfaisant.
Après le ponçage, une boue s'est formée. Il va falloir nettoyer tout ça avec l'utilisation d'un aspirateur à eau.
Enfin, c'est fini. Après un nettoyage important, les terres cuites sont traitées à l'huile de lin (60% d'huile et 40% d'essence de thérébentine). Les tomettes absorbent rapidement le mélange, il
faudra en repasser quelques fois (3 ou 4 fois en 1 mois).
L'achat d'une longère en Poitou-Charentes a été le début de cette aventure. Vous allez découvrir comment s'est imposé à moi le choix
d'une "rénovation écologique". C'est le constat de rénovations antérieures, sans respect du bâti ancien, qui m'a amené petit à petit à m'intéresser aux techniques de
restauration.
Après quelques années marquées par les recherches, les essais, les travaux, la poussière, les hésitations et les doutes, le résultat s'impose
: une qualité de vie incomparable.
Mon travail sur cette maison a fait l'objet d'un article dans la revueHabitat
naturel. J'ai aussi rencontré beaucoup de monde, au cours de ces années consacrées à cette rénovation. Certains me demandent des
conseils, mes recettes, mes trucs... Bien souvent, il s'agit de tâtonnements : après avoir lu quelques ouvrages ou discuté avec d'autres personnes, j'essaie de faire une synthèse et je me
lance.
Je vais reprendre ici toutes les étapes de cette rénovation, avec le plus de détails possible. J'espère ainsi répondre à ceux qui, comme moi,
font des recherches pour restaurer une maison ancienne tout en conservant ses caractéristiques.
Et j'apprends encore tous les jours :
alors faites-moi part de vos découvertes, de vos réalisations, de vos coups de coeur, pour les partager ici.